Blog politique du mouvement jeune de Debout La France dans les Bouches du Rhône
C'est une spécialité marseillaise dont on entend assez peu parler, mais dont on nous dirait sans doute, si elle était évoquée dans les journaux, qu'elle fait partie du charme de notre ville. En période électorale, les candidats disposent de panneaux électoraux numérotés pour leurs propres affiches : celui de Nicolas Dupont-Aignan, pour la campagne présidentielle de cette année, porte, dans tout le pays, le numéro 9.
Conformément à l'article L51 du Code électoral, il est interdit de coller des affiches sur l'emplacement réservé d'un autre candidat. Règle élementaire de la démocratie. Et pourtant, dans la cité phocéenne, cet article n'est tout simplement pas appliqué. Les "gros" candidats s'approprient tous les panneaux. Un détail sans doute : ils ne vont tout de même pas laisser des "petits" disposer librement de leur emplacement. A leur décharge (très partielle), la numérotation de certains panneaux électoraux n'est pas très visible, bien que ce problème existe aussi sur les panneaux où le numéro est lisible.
A qui revient donc la responsabilité de faire respecter l'article L51 ? La réponse se trouve à l'article L52 du même Code électoral : cette responsabilité revient au Maire ! L'article semble envisager le cas où le Maire ne ferait pas son devoir en cette matière, car il précise : "Si le maire refuse ou néglige de se conformer aux prescriptions de l'article précédent et aux dispositions réglementaires prises pour leur exécution, le préfet doit en assurer immédiatement l'application par lui-même ou par un délégué".
Il revient donc au Maire et au Préfet de faire respecter cet article. Et même "immédiatement" !
Autant de rhétorique pour si peu d'action. Année après année, élection après élection, les panneaux électoraux marseillais sont martyrisés. Et avec eux la démocratie ?