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Blog politique du mouvement jeune de Debout La France dans les Bouches du Rhône

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Qui pour ressusciter Aristote?

               Que les journaux s'intéressent aux imposteurs a parfois du bon: c'est un article sur le dîner de Houellebecq à l'Élysée qui m'a remémoré une phrase de cet immense petit Monsieur, qui elle, à la différence de ses livres, est intéressante à commenter: « La société, ça n'existe pas. Il n' y a que des individus. » Messieurs les candidats, vous avez 4 heures, bon courage. La durée impartie est bien suffisante pour montrer à quel point cette observation est triste et inutilement pessimiste. J'ai fait le choix de me salir les mains, et d' écrire pour illustrer mon propos ce petit raisonnement qui serait le classique d'un Houellebecq (car il n'est pas hélas pas le seul gratte-papier à proférer de pareilles sottises) Le voici donc.

               « Des individus, nous sommes des individus, nous ne sommes que des individus. Nous n'avons rien à partager. Le seul rapport que nous entretenons, c'est lorsque j'ai besoin de toi, et que j'utilise tes compétences pour accroître mon bien-être strictement personnel. Je vis pour moi, tu vis pour toi, et chacun fait ce qu'il veut dans son coin. Pas de places pour quelque chose de supérieur, rien pour une idée, une volonté, un choix qui nous conduiraient tous les deux vers un but, qui orienteraient un destin commun. La vaste forêt d'individus n'a pas d'espace pour du non-matériel. Il n'y a pas de « nous », il n'y a pas de « toi et moi ». Il n'y a que toi, l'intérêt, et moi. Faire de la politique? Ah ouais, ça paye bien. Pour ma part, je vis, je meurs: rien avant moi, plus rien après moi. Au fond, dans ce monde, j'apparais, je traverse un espace, une période, puis je disparais. »

               Lecteur, ce discours nous offre une image réjouissante, regarde plutôt: Le cerceuil sort du corbillard, traverse le cimetière, puis disparaît sous la terre. Ainsi se résume l'existence humaine. La vie est belle, selon Houellebecq, tu ne trouves pas?

               Face à cela, je ne suis qu'un garçon sinistre. Comme le triste sire Aristote bien avant moi, qui l'expliquait mieux avec plus de mots, je ne propose qu'un but commun à tous les français: la Grandeur de la France. Tous pourraient participer, et tout le monde y trouverait son compte. La politique aurait donc à nouveau un sens: tu pourrais t'occuper d'une partie des affaires, pendant que Paul, Pierre, Jacques et moi ferions les autres. Ensemble, nous pourrions faire quelque chose de grand, d'immense, d'immortel. L'argent que les Houellebecq gagneront ne survivra pas à leur mort, mais notre service rendu vaincrait la tombe. Ceux qui te suivront s'enthousiasmeraient en te lisant, en apprenant tes exploits. En cela, notre oeuvre aurait un sens, et toi et nous, serions une source d'énergie pour le futur. C'est là le but du politique: alimenter sans cesse l'espoir d'un lever de soleil toujours plus rayonnant. Je le reconnais; mon pessimisme à moi est plus contraignant que la vie sereine à la Houellebecq, mais plus lumineux. Il exige du travail, des efforts, de la folie peut-être. Mais le repos viendra quand la courte échelle que nous construirons aura dépassée les nuages.

               Gardons nous cependant d'accuser Houellebecq de tous les maux: il est une fièvre plutôt qu'un virus; il est un thermomètre qui explose, mais il n'est pas la chaleur qui grimpe. On ne peux pas demander à Houellebecq d'aimer toute la Terre, ni toute l'Europe, et c'est pourtant ces espaces se sont rajoutés à notre table: elle est trop grande, beaucoup trop grande. Houellebecq ne sait plus à qui parler, ni à qui demander le sel. Alors il ne parle à plus personne. Et tous ses voisins ont fait de la sorte. L'Europe qui voulait unifier les peuples, a démembré les sociétés. Que les prochains banquets rassemblent moins de convives, et nous aurons peut-être à nouveau envie de partager des repas.

               Pour ressusciter Aristote, il faut diminuer, réduire, amoindrir l'Europe.

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C
<br /> <br /> Ce que veut exprimer Christine BIERRE est représenté par l’oeuvre de RAPHAËL où l’on voit PLATON pointant l’index vers le haut (le ciel) et ARISTOTE montrant de la main les biens d’ici bas :  http://chroniquesdesjoursnouveaux.files.wordpress.com/2010/02/platon-aristote.jpg<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il publia les travaux de son maître Platon mais, il est parfois aussi considéré comme attaché aux choses matérielles, à la jouissance<br /> des biens, et accommodant devant le tyran local, de qui il tire des avantages<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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K
<br /> <br /> Je tiens tout d'abord à présenter mes excuses à la personne qui avait commenté cet article, j'ai malencontreusement effacé le commentaire en voulant répondre. Je précise que ce n'était évidemment<br /> pas de la censure mais une simple erreur due à ma maladresse.<br /> <br /> <br /> Efectivement, je reconnais que mon propos est maladroit. J'évoquais Aristote dans le sens où c'est un philosophe holiste, qui pense donc la société avant de penser les individus; et non pas dans<br /> le sens où il incarnerait des valeurs supérieures qui devraient guider la construction de la société. Dans cette optique, le contraste avec l'individualisme notoire de Houellebecq est flagrant.<br /> Je vous remercie pour votre visite et pour votre intervention qui m'a permis de clarifier mon propos. Cordialement.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Très bonne intervention mais connaissant un peu votre mouvement ainsi que le Général de Gaulle, je crois que vous vous êtes trompé de philosophe. Lorsque le Général de Gaulle défend une certaine<br /> idée de la France, c'est à dire quelque chose d'immatériel qui engendre une vraie République, dans son débat sur idéalisme contre matérialisme le grand Jaurès exprime la même idée. Cette<br /> conception nous vient de Platon pour qui les idées et les idéaux engendrent le réel, contrairement à Aristote qui ancre sa philosophie dans la matière, ne croit pas au rôle des idées dans<br /> l'histoire et se range dans le camp des pragmatiques. Certes il définit l'homme comme un animal social, et évoque la notion de citoyenneté, mais n'y met pas du tout les valeurs -- l'idéal -- que<br /> ces deux figures mentionées plus haut, y mettaient. Il suffit de voir la façon dont il définit la relation du maître à l'esclave dans sa Politique, pour s'en convaincre.<br /> <br /> <br /> Bien cordialement<br /> <br /> <br /> Pour en savoir plus : Platon contre Aristote : la République contre l’oligarchie au<br /> http://www.solidariteetprogres.org/sp_article.php3?id_article=1583<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Bravo.<br /> <br /> <br /> pour prolonger, cette petite citation:<br /> <br /> <br /> « c'est la grandeur de la France de ne s'arrêter jamais, car, pour elle, cesser d'agir reviendrait à disparaître. Mais il suffit d'évoquer l'univers rude et mouvant dans lequel nous avons à<br /> vivre pour tirer cette conclusion : nous ne jouerons notre rôle, nous n'obtiendrons ce qui nous est dû, nous ne servirons comme il convient l'intérêt supérieur du monde, que si, ... nous<br /> organisons la direction nationale,... pour l'efficience, la cohésion, la continuité !  Où est l'avenir ?  Il est en nous ! » De Gaulle- Bar le Duc- 28juillet1946<br /> <br /> <br /> Vous êtes l'avenir.<br /> <br /> <br /> Castelin michel<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Merci pour cette belle citation, je tâcherai d'en faire bon usage dans un moment opportun.<br /> <br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br /> <br />